28 décembre 2006

Et chante, et tourne. Et souviens-toi.
J'ai chanté, j'ai tourné. J'ai souris.
Et c'est si plaisant. Je me souviens.

De nos discours, naïfs, de  nos doigts et des rayons à travers, des soleil entre nous, laborieuses, l'échine inclinée au chevet de je ne sais encore quel rêve. Quel jeu. L'une à travers, l'autre en travers, et que l'on existe, que l'on s'endorme, que l'on se noît la tête dans une cuvette pleine d'étoiles. Et ça suffit. ça suffirait. Repose-toi, prends ton souffle, berce-le du bout du rêve, dessine du bout des yeux, invente du bout de la plume, puis envole-nous. Comme des enfants, des oiseaux. Jouant, les mains dnas la terre, le museau tout noir, la cervelle si legere, et nos vetements déchirés. Enfuies sous le jour, et puis la nuit.

De nous, dans une chambre, dans l'oscurité. Assises en tailleur sur le matelas. Parlant tout bas. Chantant des complaintes venues d'ailleurs, dans un souffle racontant ici, là-bas surtout. Riant aux étoiles. Sans bruit. Et dans un éclat, complices, se tenir les mains, s'esquisser, se découvrir. Une vie. Sans bruit. Et puis de ta fenêtre, s'enfuir. Grimper dans un arbre. A cause des loups, tu sais. y'en a un peu partout, faut faire gaffe. Mais enfin, t'facon, on est des reines. Du néant et des bulles. On est les reines. Et blotties sur une branche, serrant le tronc rugueux, se serrant, s'accordant. Sans bruit. Il fait froid. Je vois la mer !

C'est si simple. Volant dans les airs, si hautes, bien au-dessus du ciel.
Je me souvient.
d'une vie, et plus encore. Si possible.

Posté par pers0nn à 09:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Et chante, et tourne. Et souviens-toi. J'ai

Nouveau commentaire